Miles, L., Ravilious, C., Garcia-Rangel, S., de Lamo, X., Dargie, G., Lewis, S. (2017). Carbon, biodiversity and land-use in the Central Congo Basin Peatlands. UNEP-WCMC: Cambridge (UK).
In January 2017, scientists announced new discoveries showing that the Central Congo Basin Peatlands form the largest area of peat swamp forest in the tropics. Estimates of soil organic carbon stocks in the Republic of Congo and Democratic Republic of Congo have radically increased as a result, to some 30 Gt. Degradation of these peat carbon stocks could have serious impacts on climate. Most of the area is covered by oil and gas concessions (for exploration and/or extraction), with smaller areas also covered by timber concessions and concessions for oil palm development or agricultural use. There is an associated risk of forest degradation, including from road development and woodfuel harvest. Concerns have been raised that the pattern of peatland drainage for oil palm plantations seen in Southeast Asia could also develop in the Central Congo Basin. While remote sensing provides good information about recent tree cover change in the area, less is understood about the potential scale of future land-use change and related risks. A Transboundary Ramsar Site was declared in June 2017, covering much of the Central Congo Basin Peatlands. The peat swamp forest ecosystem is in good condition due to its relative inaccessibility, and this new designation could provide a basis for its conservation and wise use consistent with the Ramsar Convention on wetlands.
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En janvier 2017, des scientifiques ont dévoilé de nouvelles découvertes prouvant que les Tourbières de la Cuvette Centrale du Congo forment la zone de forêt de marécages tourbeux la plus large sous les tropiques. Les estimations relatives aux réserves de carbone organique du sol au Congo et en République Démocratique du Congo ont ainsi énormément augmentées, en passant à 30 Gt. La dégradation de ces réserves de carbone de tourbières pourrait avoir de graves impacts sur le climat. La majorité de la zone est peuplée de concessions de pétrole et de gaz (à des fins d’exploration et/ ou d’extraction), avec des zones plus petites également couvertes de concessions forestières et de concessions destinées au développement de palmiers à huile ou à des fins agricoles. Il existe un risque associé à la dégradation de la forêt, liée notamment au développement routier et aux récoltes de bois utilisé comme combustible. Certaines préoccupations ont été soulevées: le scénario Sud-Est asiatique, où les marécages ont été drainés pour planter des palmiers à huile, pourrait se reproduire dans la Cuvette Centrale du Congo. Si la télédétection offre de bonnes informations concernant le changement récent du couvert végétal dans la zone, elle ne permet, en revanche, pas vraiment d’appréhender l’importance potentielle des futurs changements de la gestion des sols et des risques qui y sont liés. Un site Ramsar transfrontière a été déclaré en juin 2017, couvrant une grande partie des tourbières du bassin central du Congo. L’écosystème de la forêt marécageuse de tourbe est en bon état en raison de son inaccessibilité relative, et cette nouvelle désignation pourrait servir de base à sa conservation et à son utilisation rationnelle conformément à la Convention de Ramsar sur les zones humides.